Outil logistique
Du quai de réception à la lettre de voiture : un WMS-TMS qui colle aux contrats de chaque client
Un transporteur routier de taille moyenne combine souvent un TMS d'exploitation (Dashdoc chez les plus récents, progiciels installés de longue date ailleurs), une télématique de type Webfleet pour la géolocalisation et les données du chronotachygraphe, et un outil de paie qui digère mal les heures de conduite. Le directeur d'exploitation porte le projet parce qu'il vit les appels d'affréteurs et les litiges ; le dirigeant, souvent fondateur ou héritier, signe.
Par Baptiste Lamidey, fondateur de Trinity StudioMis à jour le
Un transporteur routier de taille moyenne combine souvent un TMS d'exploitation (Dashdoc chez les plus récents, progiciels installés de longue date ailleurs), une télématique de type Webfleet pour la géolocalisation et les données du chronotachygraphe, et un outil de paie qui digère mal les heures de conduite. Côté entrepôt, le WMS (Reflex de Hardis, Generix ou un développement maison) tourne parfois encore sur AS400. Dettes typiques : plannings de tournées sur Excel, prises de rendez-vous par téléphone, lettres de voiture papier scannées en fin de mois et EDI chargeurs maintenu par un seul prestataire.
Le directeur d'exploitation porte le projet parce qu'il vit les appels d'affréteurs et les litiges ; le dirigeant, souvent fondateur ou héritier, signe. Le DAF intervient dès qu'on touche au coût au kilomètre ou à la facturation. Les cycles sont courts, deux à quatre mois, mais les mises en production évitent les pics de rentrée et de fin d'année. Un grand chargeur peut imposer un format EDI ou un portail de suivi comme condition de renouvellement.
Estimations 2026 : un transporteur de 20 à 50 conducteurs mobilise en général 15 à 50 k€ pour un outil ciblé (planification, portail chargeurs, preuve de livraison). Un logisticien multisite de 100 à 250 salariés investit plutôt 50 à 150 k€ par an, abonnements TMS et WMS compris. Les connecteurs EDI et télématiques représentent souvent 20 à 30 % du budget.
Du quai de réception à la lettre de voiture : un WMS-TMS qui colle aux contrats de chaque client
Une application d'exploitation qui suit chaque ordre de transport, de l'affrètement à la preuve de livraison
Un CRM qui chiffre une lane en 2 minutes au lieu d'un après-midi
De l'e-mail du chargeur à la facture : un ordre de transport qui ne se ressaisit jamais
Un espace chargeur pour suivre ses expéditions, ses POD et ses litiges sans appeler l'exploitation
Pour un transporteur de 30 camions en lots complets ou en messagerie standard, un TMS du marché comme Dashdoc couvre généralement l'essentiel : ordres de transport, affectation, lettre de voiture électronique, facturation. Le sur-mesure devient pertinent pour une activité atypique (convoi exceptionnel, citerne, frigorifique avec relevés de température) ou pour un portail chargeur que le TMS ne sait pas personnaliser.
L'OTIF (On Time In Full) compare pour chaque livraison le créneau promis et l'heure réelle, puis la quantité commandée et la quantité livrée sans réserve. La fiabilité dépend de l'horodatage : il doit venir de l'application conducteur ou de la télématique, jamais d'une saisie au bureau le lendemain. Mieux vaut viser d'abord 95 % mesuré honnêtement que 99 % déclaratif.
Oui. Webfleet et la plupart des boîtiers télématiques exposent une API qui fournit position, kilométrage et parfois données du chronotachygraphe. Relier cette API à l'outil de planification permet de recalculer l'heure d'arrivée estimée et d'alerter le destinataire en cas de retard. Il faut prévoir les flottes multimarques, chaque constructeur ayant son propre flux de données.
Un portail de suivi d'expéditions pour chargeurs coûte en estimation 2026 entre 20 et 45 k€ lorsqu'il s'appuie sur le TMS existant : statuts, preuves de livraison téléchargeables, réserves et exports. Le budget grimpe si chaque grand compte exige ses propres statuts ou un flux EDI dédié. Commencer par les trois chargeurs qui génèrent le plus d'appels au service client.
La géolocalisation des conducteurs est légale en France si elle poursuit une finalité légitime (sécurité, facturation, optimisation des tournées), si les salariés sont informés et le CSE consulté, et si elle ne sert pas à contrôler en continu le temps de travail quand un autre moyen existe. La CNIL recommande de permettre la désactivation pendant les pauses et hors temps de travail.
Synthèse rédigée par Trinity Studio à partir de la réglementation publique et de l’expérience de cadrage de projets d’application web. Les budgets sont des estimations indicatives.
Mise à jour : octobre 2026. Auteur : Baptiste Lamidey, fondateur de Trinity Studio. Ces valeurs sont des estimations indicatives destinées à cadrer un budget, pas un devis : un chiffrage ferme demande un cadrage du périmètre.
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